Les bulletins de paie de juin devront intégrer un Smic horaire à 12,31 €.
Nous passons de 12,02 € à 12,31 €, soit +2,41 %, en cours d’année. Cette hausse ne résulte pas d’un choix politique ponctuel mais du déclenchement automatique lié à l’inflation. Le seuil des +2 % sur l’indice des prix a été dépassé avec la publication des chiffres d’avril.
En paie, cela se traduit vite. Le Smic mensuel brut grimpe à 1 867,06 € pour 151,67 heures, contre 1 823,07 € depuis janvier. Sur une base 35 heures x 52/12, il atteint 1 867,02 €. Le service RH doit donc vérifier chaque contrat dont la rémunération se situe au voisinage de ces montants.
Ce que nous voyons dans nos missions, c’est un risque récurrent de maintien involontaire d’un salaire sous le nouveau minimum. La hausse du Smic n’oblige à revaloriser que les salaires qui passent en dessous du seuil légal. Vous n’avez pas à augmenter mécaniquement tous les autres. La loi interdit d’ailleurs d’indexer les salaires sur le Smic de façon automatique.
Notre lecture : vous devez traiter ce changement comme un chantier ciblé. D’abord, recenser les rémunérations fixes proches du Smic. Ensuite, ajuster celles qui deviennent illégales et mettre à jour la grille interne. Enfin, décider, sur le plan managérial, d’éventuels coups de pouce au‑delà du strict minimum, pour préserver les écarts hiérarchiques et l’attractivité.
Sur ce type de point, nous aidons nos clients à structurer la procédure interne avant qu'un problème survienne. Parlons-en.